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Faire valoir son expertise

Enseigner, c’est intégrer la distance : c’est sous ce thème que s’est déroulé le mois de la pédagogie à l’Université de Sherbrooke. Dans le cadre de ces activités, les conseillers pédagogiques en milieu universitaire ont été conviés à l’atelier Faire valoir son expertise par le Service de soutien à la formation de l’Université de Sherbrooke. Les participants ont pu y échanger sur les thèmes qui les préoccupent et partager leurs expériences.

Les thèmes abordés et les invités étaient :

  • Les facteurs pouvant expliquer les difficultés que rencontrent les conseillers pédagogiques à convaincre les enseignants de la pertinence et de la valeur du conseil pédagogique – Claire BÉLANGER, conseillère pédagogique, Service de soutien à l’enseignement, Université de Montréal.
  • Deux partages d’expériences – Lamiel BRASSEUR, directrice administrative, Direction de l’apprentissage et de l’innovation pédagogique, HEC Montréal et Claude POTVIN, conseiller en formation et coordonnateur de l’équipe de formation à distance, Bureau des services pédagogiques, Université Laval.
  • Pertinence et valeur de notre accompagnement pédagogique : le SoTL peut-il guider notre pratique? Claire BÉLANGER, conseillère pédagogique, Service de soutien à l’enseignement, Université de Montréal.

Les présentations et les échanges sur les différents points ont été très riches et une journée ou deux de plus n’aurait probablement pas suffi à faire le tour des différentes questions. Voici certains éléments relevés dans la journée qui peuvent guider vers des pistes d’action. Rappelons qu’ils sont tirés soit des présentations, soit des échanges entendus entre les participants.

La valorisation 

La valorisation des activités d’intervention pédagogique semble un facteur clé à différents points de vue : elle permet aux professeurs et aux chargés de cours d’en connaître les avantages; elle rend légitimes les actions des intervenants et elle favorise la reconnaissance des recherches utilisées en intervention pédagogique. Cette valorisation est l’affaire des différents acteurs. Pour plusieurs participants, les administrateurs restent les acteurs clés dans la valorisation de l’intervention pédagogique. Selon Claire Bélanger, elle peut également passer par la valorisation de l’enseignement : en mettant de l’avant les réussites des enseignants, on promeut également celles des conseillers pédagogiques.

La technologie : une porte ouverte à l’intervention pédagogique

L’intégration de la technologie aux pratiques d’enseignement semble être une porte d’entrée utilisée pour la pédagogique à la fois de manière globale, pour les établissements, et de façon individuelle, pour les professeurs.

Pour certaines universités, il c’est d’abord le soutien technologique pour les cours en ligne ou les plateformes de cours qui a d’abord été instauré. Puis, peu à peu, un soutien visant l’utilisation « efficace » des différentes technologies a été ajouté. C’est le même principe au niveau individuel, les professeurs qui veulent (ou qui doivent) intégrer les différentes technologies demandent d’abord des conseils sur l’utilisation des outils technologiques. Pour Lamiel Lebrasseur, c’est une occasion pour les intervenants d’être proactif et d’en profiter pour glisser, avec tact, quelques conseils pédagogiques.  

Les facteurs de réussite

Lamiel Brasseur et Claude Potvin ont tous deux présenté à leur façon certains « facteurs de réussite » liés à l’intervention pédagogique. D’autres participants ont également proposé des éléments lors des échanges. Voici une liste de certains des facteurs identifiés au cours de la journée :

  • La clarification du rôle de l’intervenant pédagogique auprès des utilisateurs;
  • Le « just in time » qui réfère à la possibilité d’intervenir au bon moment;
  • Le conseiller pédagogique ou technopédagogique qui est un facteur de réussite en soi par :
- son tact, son doigté;
- son attitude proactive;
- ses qualités de leadership;
- la valorisation qu’il fait de son travail et de celui de son équipe;
- sa capacité à simplifier le travail pour le professeur ou le chargé de cours.
  • Les facteurs organisationnels :
- la place du service dans l’établissement;
- le climat de confiance.

 

Le SoTL : une base pour l’intervention

Le Scholarship of Teaching and Learning (SOTL ou SoTL) est un mouvement grandissant en enseignement postsecondaire qui place l’enseignant dans une perspective de développement de son expertise : l’enseignant devient chercheur dans sa classe. Les enseignants, dans leurs différents niveaux de développement, cherchent à atteindre des objectifs différents qui peuvent se résumer ainsi:

  1. devenir habile à enseigner;
  2. devenir plus efficace
  3. faire de la recherche sur leur enseignement.

Pour Claire Bélanger, il est important de développer les outils nécessaires permettant aux intervenants de soutenir adéquatement les professeurs dans les différentes étapes de se développement. Il faut donc prévoir des moyens pour soutenir les professeurs dans leurs recherches-actions. Bien que cela représente de nombreux défis, quelques pistes d’actions sont possibles comme suggérer aux professeurs de faire des réflexions sur les lectures proposées ou les inviter à parler de l’utilisation d’une nouvelle formule pédagogique lors d’un atelier.

Pour plus d’informations sur ce sujet, vous pouvez consulter le texte suivant :

Bélanger, Claire (2010). Une perspective SoTL au développement professionnel des enseignants au supérieur : Qu’est-ce que cela signifie pour le conseil pédagogique?. The Canadian Journal for the Scholarship of Teaching and Learning, 1 (2). Retrieved fromhttp://ir.lib.uwo.ca/cjsotl_rcacea/vol1/iss2/6

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