Vol.4 - no 2 - Les logiciels de présentation multimédia en soutien aux exposés magistraux

Les présentations avec support multimédia sont maintenant monnaie courante dans les classes. Plusieurs enseignants ont délaissé les transparents pour utiliser des logiciels comme PowerPoint ou Prezi. Ceux-ci permettent d'organiser, relativement facilement, l'information à présenter. En quelques clics, notre texte copié et prêt à être affiché sur grand écran! Au-delà des aspects pratiques, comment s'assurer que notre soutien visuel supporte bien notre exposé oral?

Alexandra Malenfant-Veilleux et François Guillemette proposent quelques principes qui pourront vous aider à préparer des présentations qui soutiennent vos exposés magistraux en classe. 

Alexandra Malenfant-Veilleux est chargée de cours en sciences de l’éducation à l’UQTR et enseignante de philosophie à l’ordre collégial. Elle poursuit des études doctorales en philosophie de l’éducation à l'UQTR. Elle s'intéresse principalement aux discours entourant la dernière grande réforme de l'école québécoise, ainsi qu'aux courants pédagogiques et philosophiques sur lesquels ces discours s'appuient.

François Guillemette est professeur au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières et adjoint pédagogique au vice-décanat du Campus Mauricie de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. À l'UQTR, il est codirecteur du Centre Interdisciplinaire de Perfectionnement Pédagogique et de Recherche en Enseignement Supérieur (CIPPRES), professeur responsable du programme d'accompagnement pédagogique des nouveaux professeurs, responsable de la communauté de pratique en pédagogie universitaire et responsable du mentorat interdisciplinaire en pédagogie universitaire. 

► Consultez Le Tableau vol.4 no 2 "Les logiciels de présentation multimedia en soutien aux exposés magistraux" en format PDF. 

 

 

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Commentaires

Les présentations multimédia - le minimalisme strict?

Bonjour,

Je ne peux m'empêcher de sursauter à la lecture de cet article.

Il va sans dire que c'est habituellement le fouillis total et absolu dans les diapositives d'un grand nombre d'enseignants au niveau postsecondaire, mais je crois aussi que se fier aux normes de présentation proposées dans ce texte, n'est pas adapté à la présentation magistrale dans le contexte d'un cours. D'ailleurs, ni dans Duarte (2008), ni dans Eberhardt (2014), les 2 seules sources de l'article, on ne fait de mention spécifique de l'utilisation des logiciels de présentation en contexte éducatif, ce sont des références sur la présentation orale en général, ce qui est très différent d'une présentation de cours! Or, les étudiants présentent des caractéristiques très spécifiques par rapport à un auditoire de discours (auditoire captif, écoute active et réflexive, prise de notes sur support papier ou électronique, etc.).

Le support de présentation électronique en éducation postsecondaire a un double usage:
-Du côté de l'enseignant il sert de soutien à son propos et doit donc contenir les mots-clés et thèmes clés à aborder durant la leçon.
-Du côté de l'étudiant il sert de base minimale à la prise de notes de cours, qu'ils vont bonifier en fonction du discours oral de l'enseignant, ses exemples, ses anecdotes, ses nuances, etc. Les diapos doivent donc comporter un minimum d'informations.

Avec 9 mots par diapositive, étant donné la quantité de matière habituellement couverte dans un cours de niveau postsecondaire, il est facile de dépasser les 120 diapos sur un cours de 3h (déjà vu). Ce nombre ne serait pas aussi dramatique si nos étudiants n'imprimaient pas leurs diapos de cours, or cette pratique aide à l'apprentissage dans le contexte de la prise de notes et de la révision.

Je suis conscient que des enseignants ambitionnent par l'excès et par le minimalisme pour avoir vu les deux cas. Beaucoup, refusent aussi de distribuer les diapositives de peur de rendre leurs étudiants "paresseux", mais ça c'est un autre débat.

Au niveau pragmatique, il faut trouver un équilibre entre la surcharge d'informations (qui est un véritable problème en ce moment) et le nombre démesuré de diapositives.

Cordialement,

Vincent Laberge

Merci

Merci, Vincent, de votre commentaire.
Vous avez bien compris que nous abordons un contexte bien spécifique de l'utilisation de ces logiciels et que le contenu de ce Tableau ne s'applique pas à une utilisation pour la prise de notes ou pour la diffusion de notes de cours. Ce qui n'empêchent pas du tout des utilisations diverses de ces logiciels. Pour ma part, je retiens l'idée d'éventuellement publier un Tableau qui porterait sur les utilisations dont vous parlez.