À l'université, comme dans les autres niveaux d'enseignement, l'évaluation des apprentissages est souvent une source de stress pour les étudiants... et pour les enseignants. Comment s'assurer d'évaluer les étudiants de manière juste tout en préservant leur estime de soi? Sur quoi se baser pour faire un choix plutôt qu'un autre?
Nancy Brassard, Docteure en administration des affaires (DBA), professeure à l'ENAP et présidente du Groupe d'intervention et d'innovation pédagogique (GRIIP), enseigne depuis près de 10 ans dans le réseau de l'Université du Québec et nous propose quelques pistes pour répondre à ces questions.
Le Tableau numéro 4
(PDF 752Ko)
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commentaires
Très intéressant, mais....
Soumis par Sabrina Tremblay (non vérifié) le
On ne reviendra jamais sur l'importance d'avoir des consignes et des critères de correction clairs et précis. À ce sujet, les conseils de Mme Brassard sont très intéressants. Toutefois, c'est une tout autre problématique que je rencontre depuis quelque temps, dans ma jeune carrière de prof. De plus en plus d'étudiants contestent leur note, parfois même avant d'avoir reçu leur copie d'examen/travail. Cette course au A+ à tout prix s'intensifie de plus en plus, il me semble. Je soupçonne que la cause est en partie ailleurs que dans ma classe, mais puisque j'ai peu de pouvoir sur ce qui s'y passe, comment "gérer" cette attente dans mes cours? Comment dialoguer avec les étudiants sur cet épineux sujet?
réponse à Sabrina Tremblay: Très intéressant, mais
Soumis par Sylvie Doré (non vérifié) le
Bonjour Sabrina,
Vous n'êtes pas la seule à vivre cette difficulté. Voici ce que l'expérience me dicte.
Dans un premier temps, prévenir la contestation. L’article du Tableau énonce plusieurs principes pour ce faire. Voici quelques tactiques. S'il s'agit d'un travail, je donne accès à la grille d'évaluation aux étudiants avec les consignes. Pour certains travaux, les consignes contiennent également les objectifs d'apprentissage visés et la grille reflète ces objectifs. Lorsque la grille est bien détaillée et que le travail remis et noté est commenté, il y a très rarement contestation. S’il s’agit d’un examen, les points alloués à chaque question sont mis en évidence. Encore une fois, la copie corrigée est commentée. Par ailleurs, je corrige l’examen en classe et explique les erreurs les plus fréquemment commises et justifie les points perdus (on pourrait avoir un débat sur la correction positive ou négative, mais je n’entre pas dans ce sujet pour l’instant).
Dans un deuxième temps: gérer la contestation. Je demande aux étudiants de vérifier si les points alloués ont été bien additionnés. S’il y a eu erreur, je corrige la note instantanément. S’ils ne sont pas satisfaits de leur note, je leur demande de justifier, par écrit, pourquoi ils se sentent lésés. Le « par écrit » est très important. Bien souvent, l’aspect émotif négatif relié à la réception d’une évaluation en deçà des attentes retombe et peu d’étudiants donnent suite à la démarche. Si j’estime que leurs arguments ne sont pas valables, je leur explique pourquoi et je demeure très, très, très ferme. Je les informe de leurs droits (ils peuvent faire une demande de modification de note à la fin du trimestre moyennant des frais administratifs -$15 je crois; poursuivre leur démarche avec une demande d’appel au bureau du registraire).
En deux mots : transparence et fermeté.
Quelles références bibliographiques?
Soumis par Saïdou SÈGUÉDA (non vérifié) le
Bonjour,
Merci pour ces bons conseils. J'aimerais savoir s'il y a des chercheurs qui se sont penchés sur cette problématique de contestation des notes par les étudiants? Si oui, je souhaiterais que vous m'en communiquiez quelques études récentes. Merci.
Saïdou SÈGUÉDA
saidou.segueda@umontreal.ca
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